Le modèle biophysique
Ce modèle s'appuie sur la conception des systèmes ouverts en biologie. En somme, ce modèle nous propose d'admettre que les êtres vivants baignent dans un environnement où ils puisent les informations nécessaires à leur organisation profonde. Ils sont le siège de mécanismes répondant aux critères des structures dissipatives de I. Prigogine.
Les organismes vivants sont en quelque sorte liés aux mécanismes universels. Ils font partie d'un tout indissociable.
Dans ces organismes, des informations de type électromagnétique circulent et assurent la coordination et la gestion des fonctions génétiques et métaboliques. Les réactions biochimiques ne doivent plus être considérées que comme l'aboutissement de ces transmissions d'informations.
Les cellules et les organes émettent et reçoivent constamment des informations codées véhiculées par des champs électromagnétiques: Le langage intercellulaire devient primordial.
Selon le Professeur Dutheil, professeur de physique et de biologie à la faculté de médecine de Poitiers, agrégé de médecine (section physique):
Le problème essentiel de la biologie cellulaire, et maintenant de la biologie moléculaire, n'est plus la constitution interne de la cellule, mais l'étude de sa capacité d'adaptation à son milieu, autrement dit, les signaux qu'elle en reçoit et qu'elle y renvoie.
En cas de dysfonction ou maladie, les paramètres électriques des circuits oscillants cellulaires se modifient, et les cellules impliqués sont incapables de maintenir la relation de résonance avec les autres cellules.
Nous avons affaire là à une perturbation de la transmission des informations. C'est une perturbation que certains médecins qualifient d'énergétique.
La maladie est dans ce cas comprise comme un phénomène délocalisé. Un organe peut agir à distance sur un autre organe sans contact direct et sans transmission de matière pour le déséquilibrer (en le mettant en hyper-fonctionnement ou en hypo-fonctionnement). La manifestation objective de la maladie sera donc dans certains cas la résultante d'un tout autre problème situé à distance.
Les anomalies génétiques semblent a priori échapper à ce raisonnement, et pourtant F.A. Popp et d'autres chercheurs ont démontré que certains rayonnements à faible énergie (basses fréquences) peuvent modifier sélectivement la duplication du code des filaments d'A.D.N. à un certain moment de la division cellulaire de l'embryon et engendrer ainsi une anomalie génétique.
Les interrelations entre les deux modèles
Le modèle biophysique envisage donc l'être vivant comme un ensemble global non dissociable. Toute étude d'une fonction ou d'un organe sans tenir compte de l'ensemble ne pourra donner que des résultats erronés. La théorie des récepteurs de P. Ehrlich reste valable dans ses fondements, mais elle doit être complétée par la notion de guidage électromagnétique des molécules messagères vers les sites récepteurs.
A la suite des travaux expérimentaux de Kotschau et Loewe entrepris pour déterminer l'action de divers produits pharmaceutiques sur des organismes vivants, le professeur Kemeny arrive à la conclusion qu'il y a similitude entre les courbes expérimentales représentant la capacité de réaction des organismes vivants et les courbes bien connues en mécanique représentant les solutions de l'équation générale des vibrations.
A chaque type particulier de molécule correspond donc un spectre particulier de niveaux d'excitations quantifiés. Il est donc facile de comprendre qu'un site récepteur puisse créer une sorte de zone d'influence, de rail guide électromagnétique pour diriger la molécule adéquate vers lui.
A cette seule condition, la théorie des récepteurs est plausible.
En pharmacologie classique, on en est arrivé aujourd'hui à déclarer qu'il faut introduire assez de substances messagères pour saturer les récepteurs. Cependant, en saturant les récepteurs, on introduit un facteur de toxicité non négligeable par blocage.
On peut donc comprendre à partir de ces considérations que la mise en oeuvre d'un médicament a un double aspect:
- L'aspect qualitatif: la molécule, grâce à son rayonnement, va être perçue par les groupes cellulaires ou l'organe auquel elle s'adresse comme un résonateur électromagnétique.
- L'aspect quantitatif: la molécule médicamenteuse, grâce à sa structure, va se fixer sur le récepteur adéquat et de là, transformer le signal électromagnétique de ce récepteur.
L'action va ainsi avoir une prolongation dans le temps:
- soit jusqu'à ce que le médicament ait complètement modifié le champ d'émission électromagnétique du récepteur, auquel cas il y a deux possibilités:
les choses se passeront bien et la santé de l'individu sera améliorée,
le champ d'émission électromagnétique modifié engendrera une perturbation à distance différente de la pathologie d'origine: c'est l'effet secondaire indésirable du médicament;
- soit jusqu'à ce qu'il soit complètement consommé.
Le dosage a été correct, mais le médicament n'a accompli qu'une oeuvre de palliation temporaire.